Alors que l’hémisphère Nord est confronté à des sécheresses prolongées, des vagues de chaleur accablantes et des vents violents, des incendies de forêt ont éclaté sur plusieurs continents, entraînant des évacuations massives, mettant à rude épreuve les services d’urgence et affectant les écosystèmes.
Si les incendies du sud de la Californie en janvier ont d’abord attiré l’attention mondiale, de nombreux foyers ont également nécessité une mobilisation exceptionnelle des ressources de lutte anti-incendie ces derniers mois : La France a dû faire face à d’importants feux près de Marseille et de Narbonne, tandis que le Royaume-Uni a enregistré son plus grand nombre d’incidents de feux de forêt. En Corée du Sud, des incendies simultanés ont ravagé plus de 104 000 hectares, causant des dizaines de morts. L’Europe du Sud, notamment la Turquie, le Portugal et l’Espagne, a également été fortement touchée.
Milipol Paris 2025 présentera les dernières solutions en matière de sécurité incendie et de réponse d’urgence, notamment les drones, la modélisation par intelligence artificielle, les équipements de protection et la nutrition pour les équipes de première ligne—contribuant ainsi à renforcer la résilience face à des incendies de plus en plus sévères.
Canada : des flammes persistantes dans le Nord
Le Canada a connu l’une des pires saisons d’incendies de son histoire, avec plus de 5,6 millions d’hectares de forêt brûlés à la mi-juillet. Les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta ont été particulièrement touchées, entraînant l’évacuation de plus de 40 000 personnes et au moins deux décès. Des feux massifs, comme le « Kenora 20 » en Ontario, ont nécessité une coordination interprovinciale complexe et le déploiement de renforts fédéraux et militaires.
Des milliers de pompiers, dont des équipes venues des États-Unis et de France, ont été soutenus par une flotte de bombardiers d’eau, d’hélicoptères et de drones de surveillance. Pare-feux, brûlages dirigés et modélisations basées sur l’IA ont permis d’anticiper la propagation. Mais la fumée dense a souvent cloué les avions au sol, obligeant à miser sur les équipes terrestres et les bulldozers. La réactivation de « feux zombies » dormants des années précédentes a encore compliqué la situation.
France : flammes méridionales et menaces urbaines
La France a connu plusieurs incendies dans ses régions méridionales fin juin et en juillet. Le plus vaste s’est déclaré près de Marseille, ravageant plus de 700 hectares, interrompant le trafic aérien de l’aéroport et entraînant l’évacuation de centaines de personnes. Un peu plus tôt, un feu rapide dans les Corbières avait blessé neuf pompiers, tandis qu’un second près de Narbonne a détruit plus de 2 000 hectares.
Plus de 1 000 pompiers, appuyés par des hélicoptères et des Canadair, ont combattu les flammes dans des conditions extrêmes. La priorité a été donnée à la protection des zones résidentielles et des sites patrimoniaux, avec l’utilisation de retardants et de postes de commandement mobiles. Routes et lignes ferroviaires ont été fermées, et des équipes aériennes ont surveillé les périmètres la nuit pour éviter les reprises. Aucune victime n’a été signalée, mais plusieurs habitations et écuries ont été détruites et des dizaines de personnes hospitalisées pour inhalation de fumées.
Royaume-Uni : landes et disparités régionales
Le Royaume-Uni a connu son année la plus destructrice en matière d’incendies de forêt, avec 649 incidents recensés en juillet, soit plus du double du précédent record annuel. L’Angleterre et l’Écosse ont été les plus touchées, avec des feux dans les Pennines, les Highlands et les montagnes de Mourne en Irlande du Nord. Au total, plus de 33 000 hectares ont brûlé, souvent dans des zones reculées difficilement accessibles.
Les équipes ont utilisé des véhicules tout-terrain, des pompes portatives et des drones pour lutter contre les feux de landes. Mais le syndicat des pompiers a dénoncé une « loterie postale » dans les moyens disponibles, les zones rurales étant beaucoup moins équipées que les zones urbaines. Peu d’évacuations ont eu lieu, mais les dommages aux infrastructures et à la faune sont importants. Les autorités réclament désormais un service national dédié aux feux de végétation.
Corée du Sud : une dévastation inédite
Entre mars et mai, la Corée du Sud a subi l’une des pires crises de son histoire en matière d’incendies : plus de 104 000 hectares ont été détruits lors de 20 feux simultanés, causant 32 morts, dont des pompiers et des secouristes. Des sites culturels, comme le temple historique de Gounsa, ont subi de graves dégâts.
Près de 5 000 personnes et plus de 130 hélicoptères ont été mobilisés, avec le soutien de l’armée. Malgré l’ampleur des moyens, les vents forts et le relief montagneux ont rendu les opérations extrêmement difficiles. Le crash d’un hélicoptère et de multiples blessés parmi les équipes ont souligné la dangerosité des interventions. Le gouvernement s’est engagé à renforcer son service national de lutte contre les feux et à développer des infrastructures plus résilientes.
Turquie, Portugal et Espagne : des flammes à travers la Méditerranée
Outre la France, d’autres pays du sud de l’Europe ont connu une saison éprouvante. En Turquie, les températures ont dépassé 46 °C, alimentant plus de 600 incendies dans les provinces d’İzmir, de Bursa et de Bilecik. Au moins 17 personnes ont péri et plus de 50 000 ont été déplacées. Des dizaines d’avions, d’hélicoptères et des milliers de pompiers, appuyés par des drones et caméras thermiques, ont été déployés.
Au Portugal, les régions d’Arouca et de Penamacor ont été les plus touchées : 2 700 pompiers et 12 bombardiers d’eau ont lutté contre des brasiers ayant ravagé plus de 3 000 hectares. En Espagne, les incendies dans les provinces de Cáceres et d’Ávila ont entraîné des évacuations et de lourdes pertes agricoles, les changements de vent et le relief rendant le contrôle aléatoire. Les services d’urgence ont dû intervenir sans relâche pendant plusieurs jours.
Alors que les pays appellent à investir davantage dans la prévention et la préparation, Milipol Paris 2025 offre une occasion unique de découvrir les solutions les plus récentes dans la lutte contre les incendies. Les visiteurs y trouveront des innovations variées : technologies de drones et de robotique pour la surveillance et la détection, équipements avancés et tenues de protection, ainsi que des formations proposées notamment par la BEFPI. Des exposants comme Alpinter présentent des abris déployables rapidement, tandis que d’autres, tels que Nutridry, répondent aux besoins essentiels avec des solutions nutritionnelles pour les personnels en première ligne.
Crédit photo : Filippos Sdralias – Unsplash
